Marseille : une conseillère municipale de Marseille joue au solitaire sur son iphone pendant la conférence de presse du festival Marsatac

Thursday 17 December 2009

Poncet-Ramade marsatacQue faire quand on s’emmerde durant une conférence de presse ? Sortir discrètement de son sac son Iphone et jouer au solitaire (jeu de cartes) ! Alors que l’équipe du festival Marsatac tient une conférence de presse dans ses locaux pour tirer la sonnette d’alarme sur ses difficultés d’implantation en 2010, Michèle Poncet-Ramade conseillère municipale de Marseille (Les Verts) s’amuse avec son téléphone et passe le temps. Après Rachida Dati et son “Je n’en peux plus, je n’en peux plus ! Je pense qu’il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat”, il y aura le “classique jeu de cartes pendant une conférence de presse” de Michèle Poncet-Ramade. Allez, je le dis : elle aurait mieux fait de ne pas venir au lieu de s’emmerder durant plus d’une heure.

Quelques mots sur le contexte : en 2013, Marseille Provence sera capitale européenne de la culture et la conférence de presse / réunion publique avait comme objet : “Espace public et activités culturelles à Marseille. Le cas Marsatac, les perspectives pour 2013” ; dans l’assistance, beaucoup d’acteurs culturels (Le festival de Marseille, Seconde nature, La Fiesta des Suds, Le Poste à Galène, la MJC d’Aubagne, l’Arcade et bien d’autres…) qui ont discuté des difficultés du secteur culturel à Marseille et son agglomération.

Voir la vidéo de ce moment intense…

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En complément et pour comprendre les enjeux de 2013, je vous propose l’intégralité d’une dépêche de l’AFP paru sur lemonde.frMarseille-Provence 2013: une équation difficile à résoudre” (enquête réalisée par Anne Beade et Pierre Pratabuy).
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MARSEILLE, 18 décembre 2009 (AFP) – Un territoire vaste et disparate, un financement soumis à conditions, des retards importants à combler et des susceptibilités à ménager: à trois ans de l’échéance, Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture est un casse-tête à plusieurs inconnues.
“On fera dix fois mieux qu’à Lille (en 2004, NDLR). Ce sera un immense succès. La question, c’est comment on le fait”, dit Jacques Pfister, président de l’association qui pilote le projet.
Le directeur général Bernard Latarjet est plus prudent: “Est-ce qu’on va être bon ou ringard? C’est une vraie source d’inquiétude. Depuis Lille, les exigences ont crû. Et tout est plus compliqué”.
Il n’exclut pas un échec, d’autant que le cahier des charges est ambitieux, avec la création de deux festivals et la construction de gros équipements comme le Mucem (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), encore sous terre.
Depuis la désignation de Marseille en septembre 2008, l’aventure a connu des couacs. Dernier en date: le départ surprise de Marie-Pierre de Surville, directrice générale adjointe, pour raisons personnelles.
“Cela ne facilite pas la tâche”, reconnaît Renaud Muselier, délégué spécial pour 2013 à la mairie.
Arrivée de Paris comme beaucoup dans l’équipe et dotée d’un salaire aligné sur la grille du ministère de la Culture, Mme de Surville cristallisait certaines rancoeurs. Son remplacement sera peut-être l’occasion de calmer le jeu, alors que les remarques répétées sur l’absence de notoriété des manifestations phocéennes irritent.
“Marseille n’est pas un désert culturel. Effectivement, la ville manque de moyens, mais il ne faut pas confondre le manque et le vide”, martèle Apolline Quintrand, directrice du Festival de Marseille (danse et arts multiples).
“On a besoin que Marseille 2013 se batte à nos côtés”, renchérit Dro Kilndjian, programmateur du festival de musiques nouvelles Marsatac qui peine à trouver un lieu d’organisation pérenne à Marseille.
Les premiers labels seront attribués dès le second semestre 2010. Six cents projets ont pour l’instant été déposés, “l’immense majorité à un stade embryonnaire”, selon Bernard Latarjet, qui appelle les participants à se fédérer, à rebours de “l’émiettement” qui caractérise le territoire.
Notamment pour des raisons financières. “La mutualisation des moyens, c’est mieux que leur addition, et nous ne sommes pas le père Noël”, a-t-il rappelé lors de la dernière des réunions publiques organisées chaque mois à la Friche de la Belle de mai.
Car l’argent est aussi une pomme de discorde. Lors du dernier conseil d’administration de Marseille-Provence 2013, le ton est monté, les collectivités qui financent l’événement à hauteur de 70% s’inquiétant de la destinée de leurs deniers, sur fond de réforme territoriale.
Le Pays d’Aix, qui a repoussé à fin 2010 son adhésion éventuelle à l’association, souhaite ainsi que sa contribution profite aux projets émanant de ses propres structures.
“On ne peut pas flécher les financements”, rétorque Jacques Pfister, tout en promettant aux bailleurs de fonds un retour sur investissement. Un comité d’audit sera chargé d’y veiller.
Toulon craint, lui, d’être le parent pauvre de l’opération. “Je ne suis pas stressée pour Aix et Arles, mais j’ai un doute sur mon territoire où le mécénat culturel n’est pas facile”, confie une responsable dans le Var.
Ces déséquilibres ne sont pas nouveaux. A travers 2013, le territoire fait l’expérience de la construction métropolitaine, autour du “Grand Marseille” que l’on vient de remettre sur la table. Avec tous les obstacles que cela soulève depuis 20 ans.
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> et un article de La Marseillaise.

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7 commentaires sur “Marseille : une conseillère municipale de Marseille joue au solitaire sur son iphone pendant la conférence de presse du festival Marsatac”

  1. Matt

    Quelle fouine!!!
    bien joué, cela dit

    #3492
  2. zenon

    attention aux copyright à reprendre en intégralité un article de l’AFP. Un lien serait plus heureux car l’AFP cherche des sous actuellement.
    en toute amitié

    #3503
  3. je crois sincèrement que les élus de droite se contentent de la mention “Marseille Ville capitale européenne de la Culture 2013” ils en oublient le travail effectué pour obtenir ce précieux sésame, ils en oublient le travail à effectuer pour présenter un projet digne de ce nom à la face de l’Europe toute entière. Malheureusement, Marseille a une piètre image en Europe, et une catastrophe se prépare dans les conditions actuelles d’organisation de cet événement historique.

    #3508
  4. michèle poncet-ramade

    Certains et surtout certaines ( c’est plus fréquent chez les femmes) ont des cerveaux multi tâches
    et écoutent beaucoup mieux avec une activité manuelle.
    je parle en spécialiste : je suis neurologue.
    je crois avoir bien écouté et j’ai même proposé un lieu pour la tenue du festival.
    j’en ai parlé hier à mon maire Garo Hovsépian qui prendra contact avec vous
    sans rancune
    M-P

    #3525
  5. Fichtre again

    Il faut vraiment avoir le goût du raccourci intellectuel pour comparer Michele Poncet à Rachida Dati.

    #3571
  6. Max Marseille

    Je crois qu’il faut dire que Madame Poncet-Ramade se fout vraiment de la gueule du monde, quand même.
    Madame, vous parlez surtout en spécialiste de la basse méthode politicienne et c’est une preuve de plus, s’il en était besoin, du peu de considération que porte nos élus et politiques aux problèmes de notre société.
    En plus, de la culture, vous pensez …
    Faudra pas venir vous plaindre s’il y a prés de 70 % d’abstention au prochaines régionales !
    (Ah et au fait : les élécteurs de gauche ne vous remercie pas….)

    #4336
  7. Max Marseille

    Je crois qu’il faut dire que Madame Poncet-Ramade se fout vraiment de la gueule du monde, quand même.
    Madame, vous parlez surtout en spécialiste de la basse méthode politicienne et c’est une preuve de plus, s’il en était besoin, du peu de considération que portent nos élus et politiques aux problèmes de notre société.
    En plus, s’il s’agit de culture, alors vous pensez …
    Faudra pas venir vous plaindre s’il y a prés de 70 % d’abstention au prochaines régionales !
    (Ah et au fait : les élécteurs de gauche ne vous remercient pas….)

    #4555

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