Le dilemme arménien

Thursday 27 April 2006

Si la reconnaissance du génocide est un préalable, pour la diaspora arménienne, à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, en revanche, pour la jeune république arménienne, épuisée par des années de conflit avec l’Azerbaïdjan et étranglé par le blocus économique de la Turquie, l’entrée de ce pays dans l’UE (Union européenne) serait en revanche un véritable appel d’air.

Quitte à faire l’impasse sur la reconnaissance du génocide, pour des raisons à la fois géopolitiques, économiques et diplomatiques. “Le ministre des Affaires étrangères de l’Arménie ne conditionne pas l’entrée de la Turquie à la reconnaissance du génocide arménien, note Vartan Arzoumanian, président du Comité de défense de la cause arménienne Marseille-Provence. Une adhésion rapide de la Turquie à l’Union européenne est tentante pour la république d’Arménie : cela lui offrirait une frontière avec l’Europe. Cela serait également synonyme d’un contrôle accru sur la Turquie, de la part des pays européens, la fin du blocus exercé par la Turquie et une accélération des échanges économiques. C’est difficile à entendre pour la diaspora, mais c’est une réalité. Et puisque l’Arménie ne le peut pas, c’est à nous, membres européens de la diaspora de peser sur la Turquie pour qu’elle reconnaisse le génocide” analyse Vartan Arzoumanian. J. D.

Métro Marseille 24/04/2006

2 commentaires sur “Le dilemme arménien”

  1. Situation bien complexe en effet…un peu de modération de chacun me semblerait parfois plus utile pour que les choses avancent. Difficile d’exiger tout de l’autre sans faire aucun geste…

    #7
  2. Matthieu

    héhé… ou la version arménienne de la poule et de l’oeuf

    #8