47 numéros et pas un de plus. Le quotidien Tribune du Sud dont j’avais parlé dans un billet précédent, né le 15 mai dernier a cessé de paraître le 30 juin 2009. Comme il est dit dans le message publié sur la page d’accueil de son site, “Tribune du sud aussi éphémère que fut sa parution aura eu le mérite d’exister“. J’avais prévu de reparler de ce titre et de son évolution, je n’ai pas eu le temps. En cessation de paiement avec un déficit mensuel de 200.000 euros, il semble que la banque du journal (Crédit Mutuel ?) ait choisi de ne plus soutenir le fondateur et unique actionnaire Sébastien Laporte. La ou les raisons de ce changement d’attitude de la banque sont probablement plus complexes que le simple déficit (lié notamment à des erreurs dans la promotion et la recherche de publicité). Un décryptage sera nécessaire…pour le moment, je n’ai pas les clefs.
La perte de ce quotidien ne va pas faire pleurer les marseillais. Malgré des efforts de la jeune équipe de journalistes, le contenu du journal n’était pas à la hauteur d’un quotidien régional. D’ailleurs, la place dédiée aux infos régionales et locales était trop faible. J’ai eu l’occasion de le dire à certains journalistes de la rédaction que j’ai rencontrés, il manque aujourd’hui à Marseille, un quotidien de proximité. Faire de l’investigation, c’est bien ; faire de la proximité, c’est encore mieux. Parler des actions que font les multiples associations sur la ville par exemple, raconter Marseille sur un autre ton que celui de La Provence, faire vivre le journal au rythme de cet autre Marseille que l’on voit tous les jours, voilà ce que j’aurai aimé lire dans ce quotidien. Un peu ce que nous avions dans l’ancienne mouture de Marseille l’Hebdo. Mais ça, c’est une autre histoire.
Ce qui est vraiment regrettable, c’est la poignée de journalistes (20) qui restent sur le carreau.
Et comme si Marseille n’en avait pas encore fini, c’est La Chaine Marseille (LCM), où rien ne va plus. Le 30 juin 2009, pour la première fois, la chaine de télévision locale est en grève. Des CDD arrêtés début juillet, une quinzaine de départs non remplacés, une grille de rentrée non validée et des pertes financières récurrentes depuis le lancement, voilà que l’actionnaire principal La Caisse d’Epargne (49% ) s’interroge sur la viabilité de sa participation et consulte…
En attendant, c’est Jean-Pierre Foucaud l’actuel Président Directeur Général, présent depuis la création de LCM, qui a proposé ce jeudi 2 juillet 2009, sa démission au conseil d’administration. Courage fuyons tant qu’il est encore temps… La rédaction et les administratifs de la chaine eux, restent dans l’attente.
Faire de l’information à Marseille, on le sait ce n’est pas chose facile, mais en arriver là, ça devient très inquiétant. Espérons que les dégâts ne soient pas trop importants et qu’une issue favorable soit trouvée pour LCM. Après la perte du décrochage du 6 minutes de M6, il ne resterait que le journal local de France3 pour couvrir l’actualité de la région marseillaise. Avec Marseille Provence capitale de la culture en 2013, plusieurs canaux de diffusion ne seraient pas de trop. A moins, que des initiatives professionnelles liées à la diffusion de l’information sur le net voient le jour…
Cela me fait penser que La Provence, actionnaire à hauteur de 16% de LCM concurrence allègrement cette dernière en se mettant une webtv sur laprovence.com et “piquant” des exclusivités à LCM.
Marseille est vraiment une ville particulière et n’est pas à une contradiction près.
Le plus simple est de vous donner les premiers noms qui composent une partie des 40 formations présentes du 24 au 26 septembre prochain, pour la 11° édition du festival.
L’événement était attendu. Depuis ce matin, vendredi 15 mai 2009, le quotidien
Donc, ce matin j’ai acheté le numéro 1 à 0,90 cts. Quelques remarques personnelles sur ce format tabloïd avec 24 pages. Le journal titre sur l’OM “Enquête sur l’étrange départ de Gerets”. Facile mais probablement efficace commercialement à Marseille. Un édito du rédacteur en chef avec une erreur sur la une dans sa dernière phrase : “Nous nous sommes fixé une seule règle : l’intégrité” (il manque un S à fixé) et une coquille dans la légende de la photo “cote d’amour” (il manque l’accent circonflexe sur le ô). Vous allez me dire que je vais chercher dans les détails, mais pour la Une du n°1, on est en droit d’attendre l’excellence, il faut faire attention ! On trouve un certain nombre non négligeable d’articles non signés, et seulement 3 pages culture (trop peu au regard de l’activité culturelle et l’approche de MP2013) dont une page agenda.


